CAPACITAR Rwanda

"SE GUERIR ET GUERIR NOTRE SOCIETE"

 

Pendant les visites à domiciles des bénéficiaires,

une femme dans le district de Huye nous a donné son témoignage pour montrer l’importance de Capacitar.

<<Je suis VIH+, mon mari est VIH- c'est-à-dire que nous sommes un couple discordant et par conséquent

nous sommes toujours en combat. Avant Capacitar,

 

 mon mari ne cessait de me reprocher que j’ai du Sida, que je suis en voie de disparaître,

que j’ai été putain avant de nous marier et d’autres mots provocants.

Quand j’essayais de répliquer il me battait fort et cela se répétait au moins trois fois par semaine.

Je me suis sentie très fatiguée et j’ai commencé à tripler la quantité d’alcool que je prenais.

C’était une bière fabriquée localement qu’on a surnommée Nyirantare.

Je fréquentais les cabarets sans vergogne et je rentrais alors prête à me battre jusqu’au bout

et c’était moi qui prenais le premier pas à le  provoquer.

Tous les voisins me connaissaient en tant qu’alcoolique.

 

Une fois je lui ai lancé un tabouret qui a cassé plutôt la fenêtre sans le toucher.

Ce jour-là il m’a fort frappée mais le lendemain et dans la suite je faisais la même chose. Je ne faisais rien à la maison, les enfants avaient toujours faim, n’avaient plus de minerval et ainsi ils ont abandonné l’école, car leur papa ne donnait rien non plus.

 

 

Un jour, un voisin qui a appris Capacitar (multiplicateur)

 m’a demandé de l’accompagner dans une formation ou on donne des conseils aux personnes

qui ont des problèmes familiaux.

Dans les premiers jours j’ai refusé car je croyais que notre cas est irréversible,

j’attendais seulement le premier qui va tuer l’autre entre nous deux.

 Mais puisqu’il a insisté, j’y suis allée et j’ai vu que c’était bon et efficace.

 Au fur et à mesure que je participais dans les séances de Capacitar,

j’ai su comment gérer mes émotions en utilisant les doigts, EFT(technique de libération des émotion)

L'harmonisation, la visialisation, la réspiration, etc...

j'ai sue gérer la colère, la tristesse et

 le complexe d’infériorité, etc...

 

Je me suis souvenue que j’ai des enfants qui doivent jouir de leur avenir,

 ainsi j’ai commencé à m’accepter telle que je suis et à laisser tranquille mon mari.

Petit à petit, j’ai abandonné l’alcool et j’ai demandé à mon mari de nous réconcilier

et travailler ensemble pour l’avenir de notre famille.

 

Nous avons cessé de nous bagarrer et de nous battre et avons étudié ensemble les activités génératrices de revenu.

 Actuellement nous avons des chèvres, et des porcs qui nous donnent de l’argent.

Les enfants ont repris l’école, nous avons réparé notre maison, acheté des chaises et j’ai suivi une formation sur l’hygiène de l’eau.

 Actuellement les chefs de cellules m’ont choisie comme conseillère des ménages vivant

en conflits et je le fais avec succès>>.